Fleuve persan, peuple d’Iran….

Des éclats, de Noix, de Voies, de Proies
Débris d’appâts et délits de bois
Ils carnent et dévorent, ils déchirent et tonnent
La pluie aux carreaux du vice
Le vrai fusil d’un assaut
Des fantômes de cendres
Des scalpels dans la chair
Le tourment d’un acier qui défie le canon
La balle qui déloge
Qui brille
En parcimonie
Et c’est déjà beaucoup
La lèvre du lièvre qui se soulève
Dans les rues
Les avenues sourdes
Et sous les fumées absorbées par la foule
Les pyramides de l’épi
Des abris des caves sanglées
La peau blafardée de pointes et d’épines
Le squelette transparent de vos figurines
Et le silence meurtri enfoui et banni
Tu disais
Que le corps pleure et s’exprime
Vibre et détord
Allume aux orages les flammes du refus
Que les mains enserrent le serpent des replis
Quand le vrombissement tremble sous sa propre palinodie
Ailleurs, haïr  maudire parfois
La tenaille sous l’esprit
À quoi sert une foi qui détruit
?
Une interrogation qui s’échute sans bruit

Des effrois, un Octroi, un Envoi, pour la Nuit
qui séduit sous la palme le ligament de l’envie

Brutal comme le cou cisaillé par l’ennui

Qui a lu lira, qui a trahi reviendra
récolter les canes et susurrer l’alcool de vie

Broyé lapidé sous vernis
Tu criais
Tu riais
Tu pliais la toile des interdits sous le vent furieux des libertés
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